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 Chaque matin apporte sa rencontre fortuite {Pv Alix

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Erika de Malmö

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MessageSujet: Chaque matin apporte sa rencontre fortuite {Pv Alix   Jeu 30 Aoû - 20:06

Le soleil n’était pas encore bien haut dans le ciel. Par la fenêtre entrouverte se faisaient entendre quelques cris d’oiseaux mêlés au doux bruissement du vent dans les feuilles vertes. En cette belle matinée d’été, pas question de rester au lit jusqu’au zénith ou même de se barricader entre ces murs trop étroits. Non pas que l’air chaud appelle à la ballade au bord de l’eau, quoi que cela n’aurait pas été désagréable, mais plutôt qu’Erika avait plus important à faire que de compter les lattes du plancher. Alors que la pendule de la pièce principale indiquait environ 8h30, la jeune femme s’apprêtait déjà à sortir. Loin d’elle l’envie de faire preuve d’une coquetterie quelconque, elle avait revêtu une robe assez simple aux tons bleutés et ses cheveux vaguement peignés tombaient librement dans son dos. Comble de la négligence vestimentaire, elle ne s’était même pas embarrassé d’un corset, objet de torture qu’elle était bien heureuse d’oublier dès qu’elle le pouvait. Sans avoir l’air d’une simple servante, elle représentait aujourd’hui assez mal ce qu’on attendait d’une comtesse, passant plus aisément pour une bourgeoise parmi d’autres. Mais compte tenu du fait qu’elle n’envisageait pas de croiser un membre de la cour, la magnificence de sa tenue lui importait très peu. Erika passa en coup de vent par la cuisine pour attraper un petit pain à la cannelle, enfila une paire de gants noirs et sorti après avoir répondu pour la énième fois à Diane que non, elle n’avait nul besoin d’être accompagnée. Londres n’était pas nécessairement si dangereux qu’on voulait le faire penser et selon la suédoise, il fallait friser la paranoïa pour refuser de mettre un pied hors de chez soi sans carrosse et serviteur. Et quand bien même la ville était entre autre faite de quelques voleurs et chenapans en tous genres, si ces belles dames daignaient décrocher de leur cou leurs superbes émeraudes, elles auraient bien peu de chance de se retrouver un couteau sous la gorge.

Les rues de Londres étaient déjà bien agitées. Les cris des enfants se mêlaient à ceux des marchands qui par leurs exclamations couvraient presque le bruit des pas des chevaux qui résonnait en cœur avec le grincement des roues de quelques nobles attelages. Ce brouhaha sourd de la foule était bien loin du clapotis d’un ruisseau que la comtesse affectionnait, mais elle préférait se faufiler entre les passants d’un pas rapide et sans râler plutôt que de perdre un tant fou à se plaindre de cette agitation. Surtout qu’honnêtement, elle se faisait de mieux en mieux à cette dernière et ne devait à présent plus tergiverser durant une heure avant de décider si oui ou non, elle se sentait la force de sillonner les ruelles de la capitale. Elle se trouvait alors bien heureuse d’avoir la chance d’habiter dans un petit paradis qui rappelait la campagne, situé cependant au cœur de la ville. Ainsi, elle ne vivait pas recluse mais ne renonçait pas pour autant à un environnement doux et serein.
Après une vingtaine de minutes de marche, elle arriva enfin sur le port en trépigant d’impatience. Cela faisait des semaines qu’elle attendait ce moment et enfin il était arrivé. Elle déambula quelques minutes encore le long des bateaux amarrés avant de trouver l’homme qu’elle cherchait. Elle avait eu vent hier soir de son retour du continent et ne s’était ainsi pas fait prier pour venir le trouver. Ses yeux clairs brillaient comme ceux d’une enfant et sans même s’embarrasser de longues formules de politesse, elle tendit à l’homme une bourse remplie de lourdes pièces avant de pouvoir enfin récupérer ce pour quoi elle était là. D’un geste lent et calme elle souleva le drap sombre qui se trouvait sur une des cages que le marchand lui montra du doigt. Un immense sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle vu ces deux merveilleux oiseaux qui semblaient un peu endormis par l’obscurité. Un couple de faucons kobez, petits rapaces d’Europe de l’est réputés très sociables et dont elle était tombée amoureuse depuis qu’elle en avait un jour aperçu à la cour de Suède. De longues années plus tard, elle avait enfin l’occasion de pouvoir en avoir en sa possession. Les deux animaux avaient chacun un plumage aux couleurs très différentes mais aux yeux d’Erika, cela ne les rendait que plus uniques et éclatants de beauté. La cage n’était heureusement pas bien grande, mais la jeune femme ne put s’empêcher de penser que la transporter aurait finalement été plus aisé si elle avait accepté la compagnie de quelqu’un. Enfin… Elle haussa les épaules, se disant que cela ne devait pas être bien lourd. Elle attrapa donc l’objet à bout de bras et se remit en marche en direction de chez elle. Sous les piaillements des deux oiseaux qu’elle interpréta comme des encouragements, elle avançait d’un pas qui bien que peu rapide se voulait déterminé. A présent qu’elle avait en sa possession ces petites merveilles qu’elle avait payées le prix fort, elle avait hâte de les laisser voler afin de pouvoir les admirer plus correctement.

Mais alors qu’elle n’était plus qu’à quelques centaines de mètres de chez elle, elle faillit bousculer une jeune femme qui comme elle ne semblait pas vraiment faire attention à où elle mettait les pieds. En levant la tête, la comtesse s’aperçut alors qu’elle avait frôlé la collision avec une jeune femme de sa connaissance. Une certaine Alix Fray. Achats de rubans ou tissus, visite à un ami, elle ignorait bien évidemment la raison de la venue en ville de la baronne –et elle s’en moquait assez-, tout ce qu’elle savait c’est qu’elle avait failli renverser ses précieux oiseaux. Par-dessus la cage qu’elle tenait toujours dans ses bras elle lui lança un regard noir tout en le lui faisant remarquer.

- Ne pouvez-vous pas faire attention au lieu de flâner le nez en l’air, s’exclama-t-elle.

Bien qu’élevée comme une demoiselle de son rang, Erika avait une petite tendance à oublier la politesse. Aujourd’hui cependant, elle se sentait d’humeur étrangement radieuse et bien que sa voix indiquait qu’elle le faisait un peu à contre cœur, elle se résolut à saluer Alix, tout en joignant à la parole un léger signe de tête.

- Et bonjour… Accessoirement.

Ceci-dit, vu la tenue dans laquelle elle se trouvait, elle se demanda un instant si la baronne l’avait reconnu. Enfin. Si elle l’avait prise pour une parfaite inconnue, elle pourrait rentrer chez elle encore plus vite !
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MessageSujet: Re: Chaque matin apporte sa rencontre fortuite {Pv Alix   Sam 1 Sep - 15:28

Citation :
Chaque matin apporte sa rencontre fortuite
Alix & Erika

Les premiers rayons du soleil filtraient à travers les rideaux de la chambre de la baronne de Hastings. Gênée par cette lumière, cette dernière ne tarda point à se réveiller, les yeux toujours à moitié somnolents. Alix se décida alors à enfin quitter le confortable lit où elle aurait bien aimé rester. Cependant, ce ne fut pas aussi difficile pour elle de se lever que lors des glacials jours hivernaux. En effet, il était bien plus facile de quitter les confortables et douillets édredons quand, au dehors, le soleil brillait de mille feux, annonçant une merveilleuse journée, que quand ce dernier se cachait derrière plusieurs nuages grisâtres. Heureusement, ce jour là semblait plutôt répondre à la première proposition ce qui n'était malheureusement pas toujours le cas à Londres. Alix, bien qu'ayant toujours vécu à Londres ne se faisait pas forcément au temps souvent changeant et pluvieux de la ville. Au contraire, elle préférait les beaux jours pendant lesquels elle pouvait faire de longues promenades en écoutant les oiseaux chanter. Non pas qu'elle soit une jeune femme d'esprit poétique, bien au contraire même. Seulement, s'il y a bien quelque chose qu'elle détestait, c'était de rester enfermée dans le château à faire des travaux d'aiguilles et malheureusement, lorsque le temps était mauvais, c'était presque toujours le cas. Si elle l'avait pu, elle aurait été une de ses femmes n'obéissant à aucunes règles, vivant comme bon leur semblait mais, elle ne le pouvait pas ou du moins pas encore. Car si Alix avait bien un rêve, un souhait plus cher que tout dans son cœur, c'était de devenir une femme riche et puissante, mais pour cela, elle le savait, il fallait qu'elle use de stratagèmes. En cela, la baronne était très forte. Elle savait que sa façon de se comporter à la cour ne laissait pas une seule seconde présager de ses magouilles. Son plan était bien rôdé: manipuler les gens, elle savait le faire et Alix savait que sa vengeance, elle l'aurait, il ne pouvait en être autrement, il ne devait pas en être autrement !

Alix aimait s'imaginer à un rang plus haut que celui qu'elle occupait actuellement. Elle aimait à rêver de ce jour où elle pourrait porter des robes et des bijoux bien plus précieux et luxueux que ceux qu'elle possédait actuellement. A bien y réfléchir, elle le pourrait. Oh que oui, elle avait une bourse assez remplie pour s'acheter une de ces pièces d’orfèvrerie dont elle rêvait. Ses filtres empoisonneurs lui avaient apporté beaucoup d'argent et en plus, elle avait fait le bonheur de quelqu'un. D'habitude, elle ne pensait qu'à elle même mais là, elle ne pouvait s'empêcher de se dire que elle avait contribué à sa propre richesse tout en aidant d'autres personnes à se débarrasser de leurs ennemis. Elle ne se connaissait pas un si grand cœur. A cette pensée, elle ne pu s'empêcher d'avoir un petit sourire au bord des lèvres, l'art du poison lui permettait d'aider des gens tout en gagnant une belle petite somme d'argent et puis, personne, non personne de ceux qui ont eu recours à ses services ne penseraient une seconde à la dénoncer, elle les avait aidé après tout et puis, elle pourrait toujours les aider encore, dans le futur... De penser à tout ça lui fit ressentir un incroyable sentiment de satisfaction, son plan machiavélique marchait à la perfection et elle en était très fière. Qui pourrait penser que de telles idées puissent germer dans la tête d'une si charmante jeune femme aux yeux bleus comme le ciel ?...

S'approchant de la fenêtre de sa chambre, Alix huma l'air encore un peu frais qui rentrait à l'intérieur de la pièce. Dans le ciel, le chant des volatiles se faisait déjà entendre, un chant qui exaspérait Alix. Oh qu'elle aurait aimé qu'ils ferment un peu leur bec mais elle ne laissait rien paraître de ses pensées, s'extasiant comme les autres sur leurs talents de chanteurs et sur leurs mélodies qui pour elle, ne ressemblaient pourtant à rien. L'hypocrisie était devenu pour elle une seconde nature. Dire ce qu'on ne pense pas, elle faisait cela à longueur de journée à tel point qu'on la considérait maintenant pour l'ange qu'elle n'est pas. Et à vrai dire, il en était mieux ainsi car si elle faisait preuve d'honnêteté, elle aurait déjà fait preuve de non-respect envers les trois-quarts des membres de la cour et sans doute aurait-elle été la première ennemie de ces derniers ce qui ne l''aurait pas vraiment aidée dans sa vengeance. Mais par chance, durant son long séjour dans les bas fond de Londres, elle avait appris bien des moyens de tromper les gens. Mentir sans qu'on s'en doute était quelque chose de bien difficile. La plupart du temps, quand des personnes cherchent à cacher quelque chose, on le remarque de suite, ils bafouillent, ils rougissent et il ne leur reste plus qu'en option que de dire la réalité. Alix, elle avait toujours su mentir à la perfection. C'est une des premières choses qu'elle ait appris après avoir fugué du foyer où on l'avait placé avec sa sœur jumelle. Une des premières choses avec autre chose de tout aussi important: la manipulation. Et aujourd'hui, elle met en pratique ces apprentissages avec beaucoup de brio. Alix avait envie de profiter du beau temps et pour cela, rien de mieux qu’aller se promener un peu dans les rues de Londres. La baronne n'avait aucuns projets particuliers, à vrai dire l'envie d'aller flâner un peu dans les rues londoniennes lui était venue comme ça, sur un coup de tête mais maintenant que cette idée avait germée dans sa tête, il ne pourrait en être autrement, c'était ça d'être une vraie tête de mule. Vêtue d'une belle robe de couleurs pourpre, à l'image de son rang de baronne et d'un joli collier, Alix finit par quitter l'enceinte du château, une légère cape sur les épaules et ses longs cheveux bruns, ornés de quelques accessoires, laissés libres dans son dos. Certes, elle n'était pas vêtue aussi richement que la Reine Catherine bien que la jeune femme l'aurait espéré mais, elle se contentait bien de ce qu'elle avait pour l'instant, après tout, il y a quelques années, elle n'était même pas baronne et de toute façon, dans quelques années elle serait bien plus puissante qu'une baronne, c'était son seul objectif dans la vie. La famille, les amis, tout cela n'était que futilité aux yeux d'Alix, elle ne voulait que deux choses: du pouvoir et de l'argent...

Elle serait de retour quelques heures plus tard avait-elle promis. Elle devait aller rendre visite à l'Impératrice Isabelle qui lui avait fait l'honneur de lui demander d 'être sa dame de compagnie malgré tous les mauvais regards que cela pouvait attirer sur elles. Il n'était pas très correct pour une impératrice qui de plus était Reine d'avoir pour dame de compagnie une simple Baronne. Cependant, Isabelle n'avait pas hésité pour lui demander à vrai dire, elle aimait beaucoup qu'elle lui fasse la lecture et bien que au fond, cela ennuyait profondément Alix, elle s'en accommodait sachant très bien que ça pourrait bien lui servir pour plus tard. Et puis, l'Impératrice était plutôt de bonne compagnie, ça aurait pu être bien pire, dans d'autres circonstances, ça aurait même pu être son amie mais il en était hors de question, jamais Alix ne voulait ressentir quoi que ce soir pour quelqu'un d'autre que pour elle même à part de la pitié et de la haine... Elle avait dit qu'elle allait à l’Église pour prier le Seigneur et rencontrer un prêtre, mais ce n'était pas ce qu'elle allait faire. La religion? Qu'était-ce à part une perte de temps? Alix n'avait jamais cru en rien, en personne à part en elle même. Cependant, elle faisait son possible pour se comporter en bonne chrétienne à la cour pour ne pas éveiller de soupçons. La tête dans ses pensées, elle laissait ses pas la guider et malgré elle, elle pris la direction de l’Église, au moins si quelqu'un la suivait, il ne pourrait dire qu'elle avait menti. Mais de toute façon, qui pourrait bien la suivre? C'était tout bonnement impossible. Elle aurait beau se retrouver devant la porte de l’Église, jamais elle n'y rentrerait c'est pourquoi, Alix finit par se résoudre à bifurquer sur un autre chemin et c'est à ce moment là que, ne regardant pas vraiment où elle mettait les pieds, elle failli renverser une jeune femme. Cette dernière ne tarda pas à faire une remarque, remarque à laquelle Alix s’apprêtait à répondre de manière cinglante cependant, en posant son regard sur la dite personne, elle reconnut de suite une jeune femme de sa connaissance: Erika. Ses cheveux roux ne pouvaient appartenir qu'à une seule personne et bien qu'elle ne fut pas vraiment habillée de la même manière que lorsqu'elle la voyait à la cour, Alix aurait reconnu Erika même entre mille autres personnes. Quand la rousse prit la parole pour la saluer, Alix fut on ne peut plus étonnée, il n'était habituel qu'elle la salue ainsi. A vrai dure, entre elles ce n'était pas la grande amitié surtout depuis que Alix tourne autour de William, un certain duc qui, elle le pense pourrait lui être d'une grande aide.Cependant, Erika, amie de ce dernier, ne le voit pas de cet œil et essaie de l'éloigner du duc ce que n'apprécie pas vraiment la baronne. Cependant, elle mit son égo de côté et finit par prendre sur elle pour rendre sa salutation à la jeune rousse: "Bonjour Madame la Comtesse. Comment vous portez vous? Que faites vous de si beau matin dans les rues de Londres?" Depuis quelques temps, Alix essayait de sympathisé avec la comtesse pour récupérer des information sur le duc: William cependant, avant d'avoir ce qu'elle souhaitait, il lui fallait faire preuve de patience, ce qui n'était malheureusement pas forcément dans sa nature... La cage que tenait Erika n'était pas passée inaperçue aux yeux de Alix. Reportant son attention sur cette dernière, la baronne observa avec attention les eux volatiles qui s'y trouvaient et ne pu s'empêcher de dire, alors qu'elle ne le pensait pas du tout: "Ce sont de très beaux animaux que vous avez là, Madame la Comtesse..."

hj: désolée c'est juste nul j'espère que ça te conviendra quand même...
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Erika de Malmö

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MessageSujet: Re: Chaque matin apporte sa rencontre fortuite {Pv Alix   Lun 10 Sep - 18:04

Pour passer inaperçue : c'était raté. Alix eut vite fait de la reconnaître. Fichus cheveux, c'étaient assurément eux qui l'avaient trahi. Plusieurs solutions s'offraient alors à Erika. Partir en courant, mais cela aurait été assez difficile au vu de ce qui encombrait ses bras et surtout du nombre de passants dans la rue. Ou alors elle pouvait prétendre être quelqu'un de totalement normal et ne pas fuir une discussion simple et sans arrières pensées. Après quelques secondes d'une intense réflexion, elle opta pour la normalité.
Quand la baronne lui demanda comment elle se portait, elle répondit par un très bref « bien ». Tout simplement car c'était le cas. Elle passait jusque là un bon début de journée, c'est ce qu'elle venait de dire et elle ne voyait pas la nécessité d'épiloguer sur le soleil brillant et le pourquoi du comment de cette bonne humeur. Les détails superflus étaient inutiles et ennuyeux plus qu'autre chose. Évidemment, elle aurait pu lui retourner la question, mais puisque son interlocutrice avait le sourire aux lèvres, Erika supposa que tout allait pour mieux et qu'il était de ce fait stupide de demander confirmation. Et quand bien même Alix aurait eu l'air dépressive, la jeune femme ne s'en serait que peu soucié. Car au final, elle ne l'appréciait pas outre mesure. La baronne avait beau avoir l'air inoffensive et on ne peut plus sympathique, elle ne pouvait se résoudre à lui vouer un sentiment positif. Même si d'apparence elle paraissait charmante malgré quelques manières un peu frivoles qu'Erika n'aimait qu'assez peu, elle avait surtout remarqué qu'un de ses très bons amis était affreusement tourmenté par cette petite brune et que cette dernière ne semblait pas s'en inquiéter, bien au contraire.
Alors qu'Erika la fixait avec de grands yeux sans savoir trop quoi dire, Alix reprit la parole d'un air enjoué pour lui dire combien elle trouvait beaux ses oiseaux. A cette remarque, la suédoise esquissa un petit rictus et les regarda à son tour avant de lui répondre après quelques secondes de silence.

– N'est-ce pas ? Ils viennent d'Europe de l'est. Sans pour autant avoir envie d'en dire des tonnes, la voir s'intéresser à ces superbes spécimens lui laisser penser qu'elle était peut-être capable d'éprouver de la curiosité et de l'intérêt pour autre chose que des robes et bijoux. Quoi que cela était sans doute une simple politesse. Mais sans trop savoir pourquoi, voir la baronne et son sourire qui semblait sincère lui faisait croire qu'elle ne devait au fond pas être bien méchante. Contrairement à beaucoup, elle n'avait pas l'air d'être une de ces vénales commères et profondément détestable. Alors tant qu'elle ne venait pas l'importuner, Erika n'avait pas vraiment de raison de l'envoyer promener. Et puis, elle se sentait d'humeur joyeuse alors pourquoi se renfermer sur elle-même sans raison apparente.
Elle se rappela soudainement qu'il lui restait une course à faire avant de rentrer chez elle. Rien de bien important, mais si elle le faisait maintenant, elle n'aurait pas à ressortir plus tard ce qui l'arrangerait. Elle hésita une seconde puis se disant qu'on obtenait rien sans demander, elle reprit la parole.

- Il faut encore que j’achète quelques épices et comme vous le voyez, j'ai les mains un peu prises. C'est très déplacé de ma part car ce n'est habituellement pas le genre de chose que l'on demande à une dame de votre rang, mais vous serait-il possible de m'accompagner jusque chez moi pour m'aider à porter tout cela ? Je jure que je n'habite pas loin.

Aller faire quelques courses et pire encore, les porter, était le genre de chose que l'on demandait aux servantes. Seulement, Erika ne voyait pas l'intérêt de quémander à quelqu'un de faire ce qui ne nous demandait pas un grand effort. A ses yeux, être noble supposait certes de ne pas s'abaisser à certaine tâches ingrates, mais de là à refuser de quitter ses robes hors de prix ne serait-ce que pour aider à faible mesure ceux qui travaillaient dur... C'était absurde. Mais elle comprenait très bien que son point de vue ne soit partagé que par peu de monde. Tout était une question d'éducation.
Sans trop attendre la réponse d'Alix -elle supposa que si elle refusait, elle se contenterait de ne pas la suivre- elle se remit à marcher en direction d'un marchand qu'elle connaissait et qui avait toujours mille et une choses à proposer.

- Pouvez-vous porter cela, lui demanda-t-elle d'un ton neutre tout en lui tendant la cage. Ce n'est pas très lourd, juste un peu encombrant.

En tout cas, grâce à Erika, ce n'était pas aujourd'hui que toutes deux gagneraient un prix d'élégance ou même de bienséance. Qui viendrait se soucier de deux passantes anonymes au milieu d'une foule.


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MessageSujet: Re: Chaque matin apporte sa rencontre fortuite {Pv Alix   Jeu 20 Sep - 18:29

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Chaque matin apporte sa rencontre fortuite
Alix & Erika

"Je vais me recueillir à l'église" avait-elle dit. Marchant dans les rues sinueuses de Londres, celle que l'on considérait comme baronne en riait encore intérieurement. Et puis quoi encore? Même pour tout l'or du monde, elle ne serait pas allée se recueillir dans ce bâtiment froid et sans aucun intérêt, les messes régulières auxquelles elle se devait d'assister pour préserver son image était bien suffisantes. Quoique peut être Alix avait-elle pensé un peu trop vite après tout, l'odeur de l'argent était bien alléchante, peut être pourrait-elle faire un petit sacrifice mais de toute façon, là n'était pas le sujet du jour... Pour l'instant, elle ne croyait qu'en elle même. De toute façon, les autres personnes étaient à ses yeux bien trop insignifiantes et inutiles. Elle n'avait besoin de personne pour exister... L'amour? Quelle perte de temps était-ce; la famille, encore pire. Le jeune femme n'a jamais eu la moindre affection pour qui que ce soit à part peut être pour ses parents, les seuls peut être qu'elle ait aimé, les seuls qu'on lui ait enlevé sans qu'elle ne demande rien. Sa sœur jumelle? Elle n'y pensait plus à part peut être dans ses moments de nostalgie quand elle plongeait dans ses pensées comme par exemple à ce moment précis, dans les rues londoniennes. Elle l'avait toujours considérée comme une faible, une moins que rien, une pâle copie d'elle même. Depuis toute petite, elle usait de mesquinerie envers cette dernière rejetant tout le temps la faute sur elle et ne se faisant jamais prendre car sa sœur, en bonne petite chrétienne et fille modèle, supportait toujours tout sans se plaindre. Alix pensait même qu'elle n'avait aucune personnalité. La preuve: a=Alix était toujours celle qu'on remarquait et pour cause, elle était plutôt très active mais on ne lui en tenait jamais rigueur, au contraire, tous étaient en émerveillement devant elle quand elle était plus jeune. Au contraire, sa sœur passait plutôt inaperçue, comme si elle n'existait pas, elle restait la plupart du temps, seule dans un coin à jouer à des jeux enfantins. Mais tout cet équilibre a été bousculé lors de la mort de leurs parents à l'une comme à l'autre. Elles ont été placées dans un foyer et à partir de ce jour, Alix ne pensa plus qu'à elle même à commencer par sa fuite. Sa sœur, elle ne s'en préoccupait pas d'ailleurs quand elle s'est enfuie, elle ne lui a pas dit au revoir et n'en ressent aujourd'hui aucun regrets bien qu'elles partagent le même sang. Mais de toute façon, Alix n'a jamais aucuns regrets. Elle est persuadée d'avoir la science infuse et ne voit pas pourquoi elle devrait avoir des regrets. Elle a participé à la mort de quelques personnes en distribuant des filtres mais là encore, elle n'a aucun regrets après tout, ces gens sont peut être bien mieux là où il sont maintenant et puis, ils lui auront permis de gagner une somme bien rondelette. Elle ne compte que sur elle-même et sur personne d'autre. Sa sœur jumelle, quand à elle, elle l'imagine dans un univers pâle et sans goût, dans un couvent en résumé, avenir auquel Alix est bien contente d'avoir fui. La vie au château est bien plus intrigante et joyeuse que celle au couvent...

Alix fut bientôt contrainte malgré elle à quitter ses pensées quand elle croisa la route d'une certaine Erika, une comtesse plus précisément. Essayant de chasser toutes ses idées et de retrouver sa façade de véritable petit ange, elle lui adressa la parole très poliment lui demandant comment elle se portait. Bien qu'ayant répondu, la comtesse ne lui retourna pas la question, remarqua la baronne de Hastings. Cela l'arrangeait bien de toute façon, elle n'aimait pas se perdre dans ces futilités là. D'ailleurs, elle se demandait toujours pourquoi on devait demander à quelqu'un comment il allait quand on le croisait même si on le ne connaissait pas. Après tout, si cette personne venait à aller mal, le dirait-elle? Et si oui, aimerait-on écouter le pourquoi de ce mal être? Rien de moins sûr. Bref, cette étape passé, Alix se concentra sur autre chose, en l’occurrence, la cage que portait la comtesse entre ses mains, cage qui à n'en point douter contenait des volatiles, Alix l'avait vu et entendu de suite c'était juste immanquable. Continuant son jeu de petit ange, elle fit savoir à la jeune femme qu'elle avait là de très beaux animaux. Elle pensait au fond tout le contraire mais se gardait bien de le montrer, il ,était hors de question que quelqu'un de la cour voit son mauvais côté. Cela fit rire intérieurement la baronne. Si le roi décernait un prix de comédie, elle devrait avoir le premier prix. La comédie, elle la jouait tous les jours, à chaque instants et cela sans que quiconque le remarque. Cela méritait bien une petite récompense mais elle se gardait bien de le faire remarquer après tout le but de la comédie était de jouer ce qu'on n'est pas sans se faire remarquer, c'était ce que ne cessait de faire Alix et donc il ne fallait pas qu'elle se fasse remarquer et donc, la baronne se devait de faire attention au moindre mot qu'elle prononçait, aucun mot de travers n'était possible et il lui fallait une attention de tous les instants. Ce n'était pas de tout repos mais la récompense était bien alléchante. Le pouvoir, toujours plus de pouvoir, voilà ce à quoi aspirait Alix.

Bientôt la comtesse qui l'accompagnait lui fit savoir qu'il lui restait une petite course à faire et qu'elle aurait bien besoin d'aide pour l'aider à porter tout ce qui l'encombrait. Alix se vit répondre, bien malgré elle:"Ce serait avec plaisir que je cheminerai avec vous quelques instants madame la Comtesse, j'ai encore un peu de temps devant moi avant de devoir retourner au château..." Non et puis quoi encore, n'avait-elle pas des serviteurs pour faire ce travail? Alix continua de se plaindre intérieurement tout en priant un dieu inconnu pour qu'elle n'ait pas à prendre ces immondes oiseaux qui étaient dans la cage. Ils venaient d'Europe de l'Est avait dit la Comtesse, cela effrayait d'autant plus la Baronne qui avait bien peur que ces maudits animaux lui fassent attraper tel ou tel microbe. Alix n'eut pas le temps de réfléchir bien plus longtemps car la Comtesse lui tendit bientôt la cage en question qu'elle fut bien obligée de prendre. Alors que la comtesse s'éloignait vers un marchant, Alix la suivit un peu en arrière réfléchissant à quel filtre pourrait bien tuer ces maudits animaux. Elle se soumis bientôt à chasser ses idées de sa tête, ce n'était vraiment pas une bonne idée. Au lieu de quoi, une autre idée vint bientôt germer dans sa tête. Après tout, Erika semblait être une bonne amie du duc William. Elle devait bien le connaître. Se rapprochant de la comtesse, Alix demanda alors: "Il m'a semblé que vous étiez une bonne amie du duc de Moonacre, n'est ce pas? C'est quelqu'un de très gentil...."
Tout en disant cela, Alix sourit doucement. Dans sa tête germait tout un tas de questions. Après tout, si la Comtesse connaissait si bien le duc, elle pourrait bien l'aider et au moins, elle découvrirait enfin le secret de William ça Alix en est sûre, le jeune homme cache quelque chose...


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