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 Quand les soeurs Boleyn se retrouvent • Anne {Chateau de Hevers}

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MessageSujet: Quand les soeurs Boleyn se retrouvent • Anne {Chateau de Hevers}   Lun 2 Jan - 14:58

Mary & Anne




Le ciel se couchait à travers la vitre du grand salon, tout aussi gros et rayonnant qu'à son levé. Ma famille discutait des affaires de l'état et de l'ascension d'Anne dans le coeur du roi. Chose qui m'intéressait, mais dont je ne faisais aucun commentaire. La politique n'a jamais été mon fort, même si j'avais mis deux rois dans mon lit. Ma fille regardait son assiette avec des yeux brillant de gourmandise et moi je la regardais avec un sourire amusé aux lèvres. Les enfants étaient si mignon à cet âge, mais plus il grandissait plus ils réalisaient que la vie n'était pas un conte de fée. Alors que je portais ma cuillère en argent à ma bouche pour manger un morceau de gâteau que notre cuisinière avait préparé, ma ère poussa un long soupir aux dires de mon oncle. Oncle que je détestais plus que tout, car il ne s'occupait que de sa petite personne et se souciait guère des affaires de famille. Non que j ' avais pas l'esprit de famille, j'essaye tout de même de la satisfaire un peu. Mais tout ce que je faisais, ne les intéressait pas, seul Anne importait. Je pinçais mes lèvres avant d'enfourcher le bout de gâteau, il fondait dans ma bouche et le froid qu'il procurait avec le glaçage qui se trouvait dessus engourdi ma langue.

Je reposais avec délicatesse la cuillère à présent vide, prenais la serviette qui trônait sur mes genoux et essuyais ma bouche. C'était un reflex que j'avais eu l'habitude de prendre. Je bus ensuite une gorgée de vin et mon père me regarda avec méfiance. Il est vrai que la nuit dernière j'avais un peu abusé du vin, mais il ne pouvait me le reprocher. Mon regard soutenait le sien, après tant d'année à se quereller à propos de broutille j'avais l'habitude. C'est lui qui le retira le premier. Je souris satisfaite avant me tourner vers Anne. Celle-ci c'était longtemps entretenue dans le bureau avec père et notre oncle. Certainement encore à propos du roi. Ils ne cessaient pas de la questionner à propos de n'importe quoi, mère en avait plus qu'assez et moi, eh bien je m'en fichais. Mais après tout, ils n'avaient qu'à interroger Charles Brandon, c'était l'un de plus proche ami du roi. Ah, mais j'oubliais ! Ce n'étais pas qui était censé l'épouser ! Je repris un autre morceaux de ma part de gâteau, tout en écoutant la conversation. Anne était ma cadette de deux ans et pourtant son histoire à elle se déroulait au mieux. Parfois la vie est d'une injustice incompréhensible et Dieu est bien cruel.

Une fois le repart terminé, je me levais, confiais ma fille à ma mère et pris Anne par la main. Notre château de Hevers avait été nettoyé de fond en comble pour l'accueillir, sait-on jamais si le roi a envie de lui rendre une petite visite. Ma toilette en velours prune traînait derrière moi, mon corset me serrait fort la taille, mais à force je m'y été habituée. Au touché de la toilette de ma soeur, une pointe de jalousie naissait en moi. Elle pouvait porter de la soie et pleins de tissus aussi somptueux les uns que les autres, alors que moi je devais me contenter de velours. D'accord que cette matière était couteuse, mais ce n'était pas un luxe pour le rang que je devais occuper. Mes boucles blondes, aussi longues que celle de ma soeur, descendaient dans mon dos et c'est avec une légère pointe de sarcasme dans la voix que je lançais à mon père :

- Bien, je crois que ma chère soeur à besoin de se reposer, sa tête ne va pas tarder à exploser avec l'interrogatoire que vous lui avez fait subir.

Sur ce, je n'attendis aucune réponse de sa part, je partais vers le premier étage de la maison pour rentrer dans la chambre d'Anne. C'est là que se trouvaient toutes ses affaires. Je fermais la porte derrière nous et la fis s'asseoir sur une chaise qui se trouvait en face de sa coiffeuse. Ma main attrapa une brosse et je me mis en tête de la coiffer. Mes yeux s'obstinaient à fixer cette chevelure si belle et douce.

- Alors, Anne, que t'a encore demandé père ?
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MessageSujet: Re: Quand les soeurs Boleyn se retrouvent • Anne {Chateau de Hevers}   Sam 14 Jan - 15:33





Je suis revenue à Hevers depuis quelques jours, mon oncle et mon père veulent m’entretenir de mes affaires avec le roi. Depuis que je suis devenue sa favorite, ils ne cessent de me questionner sur le Roi et de ma relation que j’entretiens avec lui. Au début, j’étais heureuse qu’ils me questionnent, cela me rendaient heureuse qu’ils s’intéressent plus à moi qu’à ma sœur. Mais, maintenant, cela me lasse … Oui, je suis lasse de toutes ces questions mais je ne dis rien, je ne fait que répondre. Et puis, après tout, je suis la seule qui choisit mon destin, pas eux ! Je deviendrais reine d’Angleterre et je porterai l’enfant du roi dans mon ventre. Nul ne pourra arrêter mon ascension au trône de la Rose. Je suis au bureau de mon oncle, je porte aujourd’hui une robe bordeaux. Et mes cheveux sont laissés en cascade. Mon oncle continue de me parler, je l’écoute, je soutiens son regard. Puis, mon père me pressa de trouver un moyen pour que le Roi délaisse sa femme au plus vite. Je le regarde. Comprennent-ils que c’est quelque chose de difficile ? J’ai beau avoir le Roi à mes pieds mais pour combien de temps ? Je suis l’esclave du temps. Et même, si je le souhaite du plus ardent de mon cœur, je ne peux pas directement influencer le roi de divorcer de sa ingrate de femme. Que pense-je de cette femme ? Qu’elle ne sait pas tenir son rôle ! Oui, elle n’a même pas eu la décence de donner un héritier à la couronne seulement des mort-nés ou encore une fille … Mary … Cette petite sera déshérité après que je sois devenue la Reine. J’en fais ma promesse. Je n’entends pas les paroles de mon père, je suis plongée dans mes pensées. Lesquelles ? Celles que je vous ai partagée … Pensez-vous cher lecteur que je vais devenir la femme d’Henry ? Combien de temps vais-je encore attendre avant de l’épouser ? Un an, deux ans ou encore trois ans … Et, combien de temps vais-je faner avant de porter son fils ? Aimez-moi, dites moi le ! Non, ne me dites rien. Je préfère découvrir mon destin par moi-même. Puis, mon père et mon oncle interrompe mes pensées. Je les défie du regard, un regard azur. L’entretient se finit, puis, je vais rejoindre ma sœur. Je souris à ma nièce que j’effleure du doigt, je lui caresse sa joue « Bonjour Mademoiselle Catherine » puis je me tourne vers ma sœur en la regardant avec affection. Il est rare que je montre mon affection avec ma sœur. De plus avec elle, nous avions une relation compliquée. Nous pouvions nous aimer puis un jour après en train de nous haïr. Mais je sais qu’elle m’aime. Je la regarde avec un sourire de Boleyn. Je m’assis puis je mange avec les miens. Nous ne parlons pas de l’entretient qui été survenu quelques heures plus tôt. Je goute les mets avec délice. Mais, mon esprit est ailleurs. Ou ? Cela ne vous regarde pas. Bon d’accord, n’insistez pas, je vais vous le dire. Je pense seulement à mon Henry. Ma sœur boit une verre de vin, je la fixe du regard. Pourquoi ne se comporte-t-elle pas comme une vraie dame ? Je ne dis rien. Cependant, je sais que si je deviens Reine, je lui obligerai de tenir le rang d’une sœur de la Reine. Je lui souris. Je vis son regard soutenir celui de mon père. Qui va gagner ? Ma sœur ou mon père ? Vous pariez pour qui vous ? Moi, pour personne. Enfin, le perdant est mon père. Je lève un regard vers ma sœur. Le repas se termine, ma sœur confit ma nièce à ma mère. Je me lève d’un geste gracieux et je regarde ma famille. J’examine chacun d’eux. Même si, je ne montre pas mes sentiments à ma famille, je les aime. Ma sœur parle avec mon père, elle lui dit « - Bien, je crois que ma chère soeur à besoin de se reposer, sa tête ne va pas tarder à exploser avec l'interrogatoire que vous lui avez fait subir.
». Nous montons dans ma chambre, je souris en voyant ma chambre. Quel plaisir de revenir chez soi ! On a l’impression de prendre une cure de jeunesse. Je m’assis sur la chaise, ma sœur me coiffa. Puis, elle me posa une question qui est « - Alors, Anne, que t'a encore demandé père ? ». Je me tourne vers elle et je la regarde. Puis, je pris une grande inspiration et je lui réponds.

- Ma sœur, notre père et notre oncle ont voulu m’entretenir avec moi ce matin car ils me parlaient des affaires du roi dont celle du divorce de notre Souverain puis de la disgrâce de Charles Brandon. Je vais aider le Duc de Suffolk, je sais que tu ne le portes pas dans son cœur. Mais, je me suis prit d’amitié pour lui. Donc je l’aiderai avec ou sans votre permission. Et puis, je me suis assuré que sa Grâce soit avec nous contre cette reine d’Angleterre inapte à enfanter un fils.

Je regarde ma sœur avec un sourire. Puis je me lève. Et, je lui fait le regard des Boleyn.


-Mary, si je suis Reine, tu m’aimeras encore ? Tu feras tout pour t’aider ? Crois-tu que j’aurais un fils ? Mary … J’ai si peur de faillir à ma place. Imagines qu’un fils ne nait pas de mes entrailles mais une fille … Je perdrais l’amour du roi et il va me congédier comme Catherine. Mary … J’ai si peur qu’il me rejette, qu’il ne m’aime plus. Je ne pourrais plus vivre sans lui. Oui, je l’avoue et j’ai honte de le dire, je suis tombée follement amoureuse du Roi. Je ne devrais pas l’aimer car s’il me quitte, je tomberais dans une folle dépression. Tu es la seule qui peut me comprendre, je n’ose pas le dire à notre père ou à notre oncle. Ne leur dit rien … Je t’en prie

Je me lève brusquement, puis, je vais à la fenêtre, je regarde l’horizon pensivement. Et, je me tais. Je ne dis plus rien. Je suis muette. Pourquoi, je lui ai tout dit ? Elle risque de me dénoncer auprès de nos parents.

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MessageSujet: Re: Quand les soeurs Boleyn se retrouvent • Anne {Chateau de Hevers}   Mer 25 Jan - 19:42

Mary & Anne



Je passais doucement la brosse en bois que je tenais dans les cheveux de Anne d'un brun foncé presque noir. Ils étaient beaux et doux. Une envie folle de les tirer me vint à l'esprit. Pourquoi fallait-il qu'elle réussisse tout ce qu'elle entreprenait ? Était-elle plus méritante que moi ? Bon d'accord, je n'était pas aussi croyante qu'elle, mais tout de même j'allais souvent prier ! Mais avant que je n'ai pu assouvir mon étrange envie, elle se tourna et me regarda droit dans les yeux. Sa réaction me surprit, ce n'était pas dans ses habitudes de se comporter comme ça. Père trouvait qu'Anne était la meilleure, pas étonnant venant de lui. Je poussais un soupir et levait mes yeux bleus azurs vers le ciel. Non, mais franchement, oui j'aimais ma soeur, mais elle ne faisait rien de bien impressionnant. Bon d'accord, peut-être était-je un peu jalouse, mais que voulez-vous ...

Je plantais à mon tour mon regard dans le sien, un regard de Boleyn comme nous en avions l'habitude. Elle poussa un long soupir qui me rappela le mien. Un doux sourire apparut sur mon visage blanc comme neige. Bien que nous nous chamaillions souvent, je ne pouvais enlever le fait que nous nous ressemblions beaucoup, surtout sur le point moral, enfin pas autant que je le voudrais. Il est vrai que bien que ma soeur soit courtisée par le roi d'Angleterre, elle ne cède pas à ses avances et le pousse à l'épouser. Je dois bien avouer que cela m'arrange bien, car je serais alors un membre de la famille royale ..non ? Ou du moins la soeur ainée de la reine ! J'espérais que cela aller m'apporter un peu de changement dans ma vie de veuve et de mère.

- Ma sœur, notre père et notre oncle ont voulu m’entretenir avec moi ce matin car ils me parlaient des affaires du roi dont celle du divorce de notre Souverain puis de la disgrâce de Charles Brandon. Je vais aider le Duc de Suffolk, je sais que tu ne le portes pas dans son cœur. Mais, je me suis prit d’amitié pour lui. Donc je l’aiderai avec ou sans votre permission. Et puis, je me suis assuré que sa Grâce soit avec nous contre cette reine d’Angleterre inapte à enfanter un fils.

- Il est vrai que je ne le porte pas dans mon coeur, cet homme est si libertin ! Tromper ouvertement sa femme ainsi, la pauvre ... Mais, il pourra peut-être bien t'être utile dans ton ascension et puis tu n'as sûrement pas besoin de mon autorisation.


Mon sourire s'agrandit sur mes lèvres écarlates. Anne, avoir besoin de ma permission ... Cela me ferait sûrement horriblement plaisir, mais elle préfère la demander à père et encore, tout dépend de ses envies.

- Il faut absolument que cette Catherine d'Aragon disparaisse ! Ne peut-elle donc pas attraper une grave maladie ? Je vais peut-être te paraitre cruelle Anne, mais si jamais tu échoue, le roi ne pourra pas t'épouser et il faudra bien un autre moyen que l'accord du pape.


Mes longs doigts caressèrent sa joue. Le temps où nous jouions aux poupées me parait bien loin. Je posais la brosse, qui se trouvait toujours dans ma main, sur sa coiffeuse et prit ses mains dans les miennes.

-Mary, si je suis Reine, tu m’aimeras encore ? Tu feras tout pour t’aider ? Crois-tu que j’aurais un fils ? Mary … J’ai si peur de faillir à ma place. Imagines qu’un fils ne nait pas de mes entrailles mais une fille … Je perdrais l’amour du roi et il va me congédier comme Catherine. Mary … J’ai si peur qu’il me rejette, qu’il ne m’aime plus. Je ne pourrais plus vivre sans lui. Oui, je l’avoue et j’ai honte de le dire, je suis tombée follement amoureuse du Roi. Je ne devrais pas l’aimer car s’il me quitte, je tomberais dans une folle dépression. Tu es la seule qui peut me comprendre, je n’ose pas le dire à notre père ou à notre oncle. Ne leur dit rien … Je t’en prie


Anne partie près de la fenêtre alors que je n'avais même pas parlé, énoncer une seule idée. Avait-elle si peu confiance en moi qu'elle me boudait ? Je la regardais avec une pointe d'exaspération. Qu'est-ce qu'elle pouvait m'énerver parfois ! Ma soeur était aussi impulsive que moi à certains moments. Je me rapprochais d'elle et me mis à ses côtés.

- Oui, Anne, tu auras un fils ! Oui je serais toujours là pour t'aider et oui je t'aimerais encore. Rien ne serre de s'inquiéter, cela ne résoudra rien. Le roi t'aime, j'en suis sûr et bien que père ainsi que notre oncle, soient un peu ... possessif ? ton amour pour lui sera réellement légitime auprès de notre famille lorsque tu deviendras reine d'Angleterre. Tu t'imagines ! Tu seras Reine, Anne ! Une reine à beaucoup de pouvoirs en ce qui concerne les intrigues qui se feront à la cour et je sais combien tu es douée pour cela. Alors, oui, je te promets de ne rien leur dire, mais à condition que je sois présente à ton mariage !

Mon rire résonna à mes oreilles comme des clochettes, joyeux et célébrant un grand évènement. Je la taquinais un peu, mais je n'aimais pas la voir déprimée ainsi. Je préférai quand elle était joyeuse et enjouée. Je la regardais comme quand je regardais mes enfants. Pendant longtemps, je n'avais pas compris notre mère qui en s'opposait que rarement aux choix de mon père, mais maintenant je le comprenais un peu mieux chaque jour.
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MessageSujet: Re: Quand les soeurs Boleyn se retrouvent • Anne {Chateau de Hevers}   Sam 28 Jan - 15:09





Ma sœur adorée me coiffe, elle me brosse. Je la regarde dans le miroir. Elle semble si absente. Je souris à mon reflet. Est-ce que j’aime ma sœur ? La question ne doit pas être posée, j’aime ma sœur. Même s’il est vrai qu’entre sœurs, nous adorons nous quereller, rien ne change sur mes sentiments familiaux envers ma sœur. Mais, il est vrai que j’ai une nette préférence pour mon frère George. Pourquoi ? Et bien, avec mon frère, nous sommes très proches. Une relation très amicale, il est le seul de ma famille qui me comprend et qui ne me juge. Avec lui, je n’ai pas besoin de jouer un rôle absurde, je suis seulement moi. Et avec les autres de ma famille ? Oh … Je suis naturelle mais moins qu’avec mon frère George. C’est si compliqué, ils attendent trop de moi. Contrairement à George. Je me tourne vers elle puis je plonge mon regard dans celui de ma sœur. Ensuite, je lui réponds à sa question en lui disant « Ma sœur, notre père et notre oncle ont voulu m’entretenir avec moi ce matin car ils me parlaient des affaires du roi dont celle du divorce de notre Souverain puis de la disgrâce de Charles Brandon. Je vais aider le Duc de Suffolk, je sais que tu ne le portes pas dans son cœur. Mais, je me suis prit d’amitié pour lui. Donc je l’aiderai avec ou sans votre permission. Et puis, je me suis assuré que sa Grâce soit avec nous contre cette reine d’Angleterre inapte à enfanter un fils. » Je ne dis rien pendant un long moment, je regarde ma sœur avec un sourire naissant. Elle répond à ma réplique avec « Il est vrai que je ne le porte pas dans mon cœur, cet homme est si libertin ! Tromper ouvertement sa femme ainsi, la pauvre ... Mais, il pourra peut-être bien t'être utile dans ton ascension et puis tu n'as sûrement pas besoin de mon autorisation. » Je réfléchi, je marche dans ma chambre. Je regarde ma sœur. Il est vrai que Brandon peux m’aider à gravir les échelons vers la couronne, mais il faut que je l’utilise à bon escient. Dans ce cas là, je suis une manipulatrice. Je n’y peux rien si je veux devenir Reine et épouse de l’homme que j’aime. En effet, j’ai de l’ambition mais aussi des tendres sentiments pour Henry. Ne croyez pas que je l’aime pas et que je ne le désire pas. C’est faux. Je veux qu’il soit mien. Un sourire s’esquisse sur mes lèves. Je prends une profonde inspiration.

- J’en suis désolé pour la sœur du Roi, il est vrai que Charles a des mœurs libertines. Tous les hommes ont ce mal en eux. Que pouvons-nous faire ? Nous sommes en quelques sortes leur esclave, mais nous, ma sœur, nous sommes différentes de toutes ces femmes. Nous sommes nées pour devenir les plus fortunées femmes et nos époux, ma sœur … Ils nous serons fidèles ! Je vous le jure ma sœur, personne pourra empêcher l’élévation de notre famille, et si quelqu’un s’oppose, je le détruirai. Pour Charles, je lui fais confiance. Mais si celui-ci nous trahis, crois-moi. Je vais tout faire l’envoyer sur une terre en exil jusqu’à sa mort.

Je me tourne, j’ai besoin de marcher pour évacuer ceux que je ressens. Elle me parle de cette incapable reine à donner un héritier à mon doux seigneur. Un sourire s’étire sur mes lèvres. Puis, elle me parle de ma chute. Mon regard devient noir. Personne ne pourra me faire tomber, Henry m’aime ! Il me sauvera, il ne me laissera pas … Oui, Henry m’aime. Je m’approche de ma sœur. Ma voix est déterminante.


- Oui, cette maudite infante d’Espagne doit disparaître … Il faut que le roi la répudie ou la renvoi dans son pays infâme. Mary, le Roi m’aime. Il m’épousera sans l’accord de ce pape, et j’occuperai la place qui me revient …


Elle me caresse ma joue, je lui prends sa main et la serre dans la mienne. J’aimerai tant la serrer dans mes bras, la câliner. Oui, je l’avoue mes fidèles lecteurs, j’ai besoin de l’affection de ma tendre sœur. J’ai besoin d’elle et envie de rien … Je lui parle d’une voix triste. J’ai peur de ne point enfanter ce fils tant désiré... Je m’approche de la fenêtre, mon regard se perd dans l’horizon. Je ne m’aperçois pas que ma sœur est près de moi, des larmes coulent malgré moi. J’ai horreur de ce moment de faiblesse, je dois jouer un rôle, celui de la femme heureuse … Mais, parfois, la comédie n’est plus un art qu’on doit jouer mais quelque chose qu’on s’en lasse. Elle réplique, je l’écoute sans rien dire, puis je lui réponds après quelques minutes froides.

- Je l’espère Mary … Oui, je serai Reine. Tu seras une dame importante à la cour. Oh mais oui, je veux que tu sois ma demoiselle d’honneur ou mon témoin. J’aimerai tant l’épouser Mary, l’appartenir jusqu’à la mort nous sépare … Combien d’année vais-je encore attendre avant d’être sa femme ? Mary … Et quand, je lui donnerai son fils, je veux que se toi, la marraine de mon fils …

Je retrouve ma joie, je m’approche de ma sœur, et je lui fais ce câlin que j’avais envie. Je la regarde, j’aime tant ma sœur. Je ne pourrai pas la faire souffrir. Non, je l’aime trop …. Quoique ? Ça dépend des moments. Parfois, il nous arrive de nous haïr pour un oui ou pour un non. Or, c’est normal qu’une fratrie ait des hauts et des bas ? C’est la vie. Je souris à ma sœur, je la regarde avec tendresse.


- Mary, même si on se dispute. Je vous aime. Vous resterez toujours ma sœur, peu importe ce qui se passera. Pardonnez-moi cet élan de folie. Je … j’avais besoin de vous le dire. Je me sens idiote.


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MessageSujet: Re: Quand les soeurs Boleyn se retrouvent • Anne {Chateau de Hevers}   Jeu 16 Fév - 15:48

Mary & Anne



Ma soeur marchait dans sa chambre, grande, spacieuse et magnifiquement décorée. Ma mère c'était fait à l'idée que tout ce qui concernait ma soeur devait mettre en valeur notre famille, pour que le roi la trouve encore plus désirable, comme si elle ne l'était pas. Elle ressemblait à la passion même avec son teint de porcelaine, sa bouche pulpeuse et ses cheveux bruns, mais ses yeux reflétaient la malice qu'elle pouvait très bien avoir. Eh oui, ma soeur n'était pas si innocente qu'elle le laissait paraitre. Après tout c'était une Boleyn et notre famille était connue pour ses intrigues. Quand j'étais un peu plus jeune j'y avais participé avec entrain, mais maintenant que je ne servais plus à mon si merveilleux père, je restais dans mon coin au service de la soeur du roi. Anne avait bien de la chance, j'espérais qu'elle s'en rendait compte. Je la regardais, envieuse du destin qui l'attendait, elle allait être la reine la plus connue dans l'histoire ! J'en était sûr. Un sourire s'afficha sur son doux visage.

- J’en suis désolé pour la sœur du Roi, il est vrai que Charles a des mœurs libertines. Tous les hommes ont ce mal en eux. Que pouvons-nous faire ? Nous sommes en quelques sortes leur esclave, mais nous, ma sœur, nous sommes différentes de toutes ces femmes. Nous sommes nées pour devenir les plus fortunées femmes et nos époux, ma sœur … Ils nous serons fidèles ! Je vous le jure ma sœur, personne pourra empêcher l’élévation de notre famille, et si quelqu’un s’oppose, je le détruirai. Pour Charles, je lui fais confiance. Mais si celui-ci nous trahis, crois-moi. Je vais tout faire l’envoyer sur une terre en exil jusqu’à sa mort.

J'aurais envie de rire aux paroles de ma tendre soeurette. Leurs esclaves ! Je n'ai jamais été esclave d'un homme et ne le serais jamais, cela été sûr ! Puis mon sourire disparut, mon mari était mort. Je n'étais pas riche et ne vivait que grâce au revenus que ma soeur avait eu l'intelligence de me donner. Mon fils était dans un monastère et il ne me restait plus que ma petite fille, si jolie. Elle faisait mon bonheur et celui de sa tante aussi.

- Anne, Anne, Anne .... Nous ne sommes pas les esclaves des hommes, si tu penses cela, ils te laisseront tomber pensant que tout ce que tu caches est bel et bien acquis. Nous, femmes que nous sommes, sommes simplement esclaves de l'amour et de la passion. N'oublies pas que je suis veuve et que je ne vis que grâce au cent livres de rente annuel que tu as eu la gentillesse de m'offrir. Je suis couverte de dette et notre père ne montre aucune envie de m'aider ! Oui, si une personne te barre la route, abat la sur-le-champ et tu as raison de faire confiance à Charles, mais fait tout de même attention, car il est très proche du roi, il pourrait très bien raconter des mensonges à ton sujet s'il voit que tu deviens beaucoup trop puissante.

Je lui lançais un regard entendu, il faudra qu'elle se montre discrète et surtout subtil. Je savais oh combien les hommes peuvent changer d'idée en seulement quelques secondes. Anne se tourna et recommença à marcher sur le tapis venu d'orient offert par le roi. Son regard croisa à nouveau le mien. Je passais ma main sur sa joue, oui cette Catherine devait disparaitre pour de bon. Le roi avait beau être fou amoureux de ma soeur, il lui restait un semblant d'affection pour sa femme qui était la mère de sa fille chérie. Anne prit ma main dans les siennes. Je la regardais avec insistance, une lueur d'hésitation traînait dans ses yeux bruns. Puis ma soeur décida d'aller vers la fenêtre, je la suivais et des larmes coulèrent sur ses joues. Quelques minutes s'écoulèrent dans un silence des plus glacial.

- Je l’espère Mary … Oui, je serai Reine. Tu seras une dame importante à la cour. Oh mais oui, je veux que tu sois ma demoiselle d’honneur ou mon témoin. J’aimerai tant l’épouser Mary, l’appartenir jusqu’à la mort nous sépare … Combien d’année vais-je encore attendre avant d’être sa femme ? Mary … Et quand, je lui donnerai son fils, je veux que se toi, la marraine de mon fils …

- Ah, je suis rassurée ! J'avais peur que tu ne m'invites point, j'aurais été déçu. Je lui fis un sourire compatissant. Dans peu de temps Anne, prends patiente, ces choses-là prennent du temps. Et puis tu lui donneras un fils dont je serais la marraine ! Tout cela est merveilleux !

Un sourire apparait sur son doux visage, ma soeur me serrait contre elle et je lui rendais son câlin. Oui, je la détestais pour son ascension, mais l'amour que je lui portais était beaucoup plus fort que toutes ses broutilles. Je n'avais pas l'habitude de montrer des signes de tendresse à ma soeur ou du moins cela était bien rare.

- Mary, même si on se dispute. Je vous aime. Vous resterez toujours ma sœur, peu importe ce qui se passera. Pardonnez-moi cet élan de folie. Je … j’avais besoin de vous le dire. Je me sens idiote.


- Tu sais bien que moi aussi, Anne. Mais beaucoup trop de choses nous séparent pour que nous soyons constamment ensemble. Et ne te sens pas idiote ... Dis-tu cela au roi quand tu lui dis que tu l'aimes ? Bon d'accord, cela n'a aucun rapport, je te l'accorde !

Je lui souris. Ma comparaison était vraiment stupide, mais elle eut le mérite de nous faire sourire toutes les deux.
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